Parce qu’il existe des milliers d’annuaires sur le Web, cette question est tout à fait légitime. Choisissez des annuaires visibles sur Google, fréquentés par le type de clientèle que vous recherchez et transparents sur leurs tarifs. Vérifiez aussi la qualité des fiches et comptez les réservations obtenues pour que, par la suite, vous affectiez votre budget aux plateformes rentables.
L’annuaire est-il lui-même visible sur Google ?
Un annuaire ne renforcera votre présence que s’il apparaît dans les réponses aux recherches faites par les futurs vacanciers. C’est mathématique ! Testez plusieurs requêtes associant « camping » à votre région, votre département, une ville proche ou un service. Pour chaque requête, examinez les résultats des deux premières pages du SERP. Si la page d’accueil du portail y figure, c’est déjà une bonne chose.
Mais ne vous contentez pas de cela. Vous avez besoin que le monde entier voie que votre camping existe. De ce fait, vérifiez que les fiches des établissements sont visibles sur les deux premières pages de Google. Une plateforme bien référencée sur les caractéristiques de votre camping peut vous apporter des visites qui deviendront un chiffre d’affaires (la conversion est une tout autre affaire).
Son audience correspond-elle à votre positionnement ?
Un annuaire très visible auprès d’un public que vous ne visez pas ne convertira pas. Oui, on parle de conversion, car, après tout, si vous faites toutes ces démarches, c’est bien pour faire du chiffre. Avant de payer l’inscription à un annuaire, et bien que vous ayez au préalable comparé plusieurs plateformes, prenez le temps d’identifier ses cibles et ses spécialités en termes de destinations.
Les portails spécialisés en hôtellerie de plein air
Votre établissement se retrouve directement parmi ses concurrents. Mais ne paniquez pas, car il existe une astuce pour savoir si l’inscription en vaut la peine. Comptez les campings présentés dans votre zone : s’ils sont moins nombreux, alors la concurrence est déjà réduite. Vous pouvez aussi envisager d’autres alternatives :
- Les annuaires thématiques : c’est le cas des portails consacrés aux campings au bord de l’eau, campings à petit prix, campings avec parc aquatique, campings d’exception, campings nature. Plusieurs portails de ce type sont proposés sur https://aimercamper.com/. Retenez-les lorsque votre offre correspond à leur spécialité.
- Les annuaires par typologie de clientèle : il s’agit des portails consacrés au naturisme, aux chiens, à l’accessibilité PMR, aux camping-cars, à la pêche ou au vélo.
Ces deux types d’annuaires spécialisés génèrent moins de trafic en raison de leur spécialisation extrême. Mais ils ont un atout indéniable : ils répondent à une attente forte. En clair, à chaque visite sur votre site depuis l’annuaire, la conversion internaute-client est garantie à plus de 50 %.
Les annuaires généralistes du tourisme
N’attendez pas grand-chose de ces annuaires. Utilisez-les surtout pour développer votre notoriété et pour multiplier les points de contact avec les prospects. N’espérez pas beaucoup de réservations directes.
Les acteurs locaux et institutionnels
Les offices de tourisme, comités départementaux, parcs naturels, fédérations ou labels inspirent confiance. Figurer dans leur annuaire vous présente donc comme un acteur de confiance dans le domaine des campings, d’autant que leur référencement est parfois gratuit. S’il ne l’est pas, alors vous paierez une cotisation, dont le montant est dérisoire. Faites un tour sur la FNHPA, Camping Qualité et Clef Verte, histoire de voir ce qu’ils ont à proposer.
Que payez-vous, et qu’obtenez-vous en retour ?
Généralement, les annuaires fonctionnent sur trois modèles : fiche gratuite, mais limitée sur le volume d’information que vous pouvez communiquer aux internautes, forfait annuel (vous payez environ 200 à 2 000 euros) et prélèvement d’une commission sur vente (généralement entre 10 et 20 % par réservation). Avec cette dernière, vous vous exposez au risque de payer une commission sur la réservation d’un client qui connaissait déjà votre camping.
Choisissez la formule qui vous convient en analysant ce que vous obtenez en retour. Déjà, voyez combien de photos vous pouvez téléverser sur l’annuaire et quel est leur poids maximal. Les internautes sont friands de photos, d’où l’importance de cette précaution. Regardez également la longueur maximale de la description, si vous êtes autorisé à placer un lien pointant vers votre site, s’il vous est permis d’afficher le numéro de téléphone de votre camping et la destination la plus recherchée par les utilisateurs. En cas de classement sur l’annuaire, demandez s’il est neutre ou payant et, le cas échéant, combien ça coûte d’y figurer. La mise à jour des informations étant votre principal cheval de bataille, vous devez pouvoir modifier vous-même les tarifs, les disponibilités des hébergements et les visuels. Enfin, lisez la durée d’engagement, les conditions de reconduction tacite, le préavis et l’indexation annuelle. Basez-vous sur toutes les réponses à ces questions pour prendre une première décision.
La décision finale porte sur la rentabilité de l’investissement. Pour l’estimer, divisez le coût total par la marge moyenne dégagée sur un séjour : vous saurez combien de réservations l’annuaire doit produire pour se financer. Est-ce que ça vaut le coup ? Si oui, inscrivez-vous. Si non, passez votre chemin.
L’annuaire est-il fiable pour le vacancier ?
Vos cibles, ce sont les vacanciers ; alors, si ces derniers n’ont pas confiance dans l’annuaire, ce n’est pas la peine de le retenir. Comment en avoir le cœur net ? C’est simple : les informations affichées sur chaque fiche doivent être d’actualité. Passez en revue les coordonnées, périodes d’ouverture, équipements, tarifs et accès de quelques campings et comparez avec les renseignements sur leur site officiel. Ils doivent être similaires. Lorsque vous travaillerez sur votre fiche, complétez toutes les informations, car une fiche incomplète peut vous faire perdre un client. Assurez-vous, en outre, que les internautes puissent cliquer sur votre numéro de téléphone et sur le lien vers votre site. Si ce n’est pas le cas, cela veut dire que l’annuaire est un intermédiaire, ce qui n’est pas très intéressant pour vous.
D’autre part, repérez sur l’annuaire les mentions « Partenaire », « Sponsorisé », « Sélection » ou « Coup de cœur », dans la mesure où les mises en avant payantes doivent être identifiables : c’est une question de transparence et de confiance pour les internautes. Aussi, vérifiez l’origine et la modération des avis, ainsi que votre droit de réponse. Enfin, testez la rapidité et le confort de consultation sur smartphone. Si l’annuaire rame, oubliez-le.

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