Devoir de mémoire : voyage touristique en Pologne, au Rwanda et au Cambodge

Le devoir de mémoire peut très bien favoriser le tourisme dans un pays : c’est ce que l’on appelle tourisme mémoriel ou tourisme de mémoire. Le sujet reste tout de même délicat, car il faut tenir compte de la sensibilité des victimes ou celle de leurs descendants. Ce tourisme doit se dérouler de manière respectueuse et éducative, afin de ne pas banaliser les souffrances endurées. Sa contribution à l’économie locale doit aller de pair avec le respect dû aux victimes et à l’Histoire. Voici trois exemples de pays qui ont fait du devoir de mémoire un argument touristique (en collaboration avec les familles des victimes).

Pologne (Camps d’extermination nazis)

Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka et Auschwitz-Birkenau sont devenus des lieux de mémoire importants. La visite de ces anciens camps d’extermination permet une compréhension profonde et précise des horreurs de l’Holocauste. Ces sites attirent des touristes du monde entier. Beaucoup souhaitent rendre hommage, apprendre et s’informer. La mise en valeur de ces camps d’extermination nazis répond à un objectif : ne pas oublier l’histoire.

Rwanda (Génocide de 1994)

Le Rwanda a érigé des mémoriaux, comme le Memorial du génocide de Kigali, pour commémorer les victimes du génocide contre les Tutsis. Ces sites attirent des visiteurs intéressés par l’histoire récente du pays et par les leçons que l’humanité peut en tirer. Le tourisme mémoriel aide également à soutenir les communautés locales et à financer la conservation des sites.

Cambodge (Régime des Khmers rouges)

Il existe de nombreux lieux de mémoire au Cambodge. Parmi les plus importants, on peut mentionner le musée du génocide de Tuol Sleng et les « champs de la mort » à Choeung Ek. Ce sont des « témoignages poignants » de la brutalité du régime des Khmers rouges. Ces sites attirent des touristes cherchant à comprendre cette période sombre de l’histoire cambodgienne.